Wok en acier fumant sur un feu vif avec nouilles de riz, crevettes, cacahuètes concassées et quartiers de citron vert

La cuisine thaïe et la street food asiatique, à la maison

Le wok brûlant, les bonnes sauces, le geste juste

Pad thaï, bo bun, samoussas, riz parfumé : des recettes détaillées, les ingrédients qui comptent vraiment et les techniques qui font la différence entre un plat correct et un plat qui a du caractère.

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Cuisiner thaï sans approximation

Les bons produits, les bons dosages, et la maîtrise du feu : trois piliers qui changent tout.

Le feu, d'abord

Un wok doit être brûlant avant que le premier ingrédient ne le touche. C'est cette chaleur qui saisit au lieu de cuire à l'étouffée et donne son parfum caractéristique.

Les vrais produits

Nuoc-mâm, tamarin, pâte de curry, nouilles de riz : les substitutions dénaturent le plat. On explique quoi chercher et par quoi remplacer quand c'est possible.

L'équilibre

Salé, sucré, acide, pimenté : la cuisine thaïe se joue sur quatre saveurs simultanées. Ajuster à la fin, en goûtant, fait toute la différence.

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Des recettes complètes aux bases du garde-manger, en passant par la street food et les sauces.

Jusqu'où monter en piment ?

La force pimentée d'un plat thaï se dose, elle ne se subit pas. Repérez le niveau qui vous convient avant de vous lancer.

Doux

Piment doux, paprika

Currys au lait de coco généreux, soupes de nouilles, plats de riz sautés destinés aux enfants ou aux palais sensibles.

Pour adoucir : Le lait de coco et le sucre de palme arrondissent immédiatement.

Moyen

Piment rouge frais épépiné

Pad thaï, salades tièdes, sautés de légumes. Le piment se sent, chauffe légèrement, mais laisse passer les autres saveurs.

Pour adoucir : Retirer les graines et les membranes blanches divise la force par deux.

Relevé

Piment oiseau, deux à trois pièces

Salades de papaye verte, currys verts, plats de rue. C'est le niveau servi couramment dans les échoppes thaïlandaises.

Pour adoucir : Un accompagnement de riz nature et un peu de concombre calment la bouche.

Très fort

Piment oiseau, en quantité

Certaines salades et currys régionaux, dont la force est assumée et fait partie de l'expérience.

Pour adoucir : Le sucre et le gras, jamais l'eau, qui ne fait qu'étaler la sensation.

Composer un repas thaï complet

Un repas thaï ne s'organise pas en entrée, plat, dessert. Les plats arrivent ensemble et se répondent : chacun tient un rôle.

La base neutre

Riz jasmin ou riz gluant

Le riz n'est pas un accompagnement secondaire : c'est lui qui porte les sauces et calme le piment. Comptez une portion généreuse par convive.

Le plat sauté

Nouilles ou légumes au wok

C'est la pièce maîtresse, cuite à feu vif au dernier moment. Elle se prépare en quelques minutes une fois tous les ingrédients coupés et à portée de main.

Le liquide

Soupe ou curry

Un bouillon parfumé ou un curry crémeux apporte le contrepoint humide et permet de tempérer les bouchées les plus relevées.

Le contrepoint frais

Salade, herbes, condiments

Coriandre, menthe, concombre, cacahuètes concassées, citron vert : ces éléments crus réveillent le repas et se piochent à volonté.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement un wok pour cuisiner thaï ?
Un wok en acier fin monte plus haut en température et permet de faire sauter sans que les ingrédients ne s'échappent, mais une grande poêle bien chaude fait le travail pour la plupart des recettes. Le point vraiment déterminant n'est pas la forme de l'ustensile : c'est la puissance du feu et le fait de ne pas surcharger la surface de cuisson. Cuire en deux fois donne un bien meilleur résultat qu'un wok trop rempli qui fait retomber la température et transforme le sauté en cuisson à l'étuvée.
Par quoi remplacer le nuoc-mâm ?
Le nuoc-mâm, la sauce de poisson fermentée, apporte une profondeur salée et umami qu'aucun autre ingrédient ne reproduit exactement. La sauce soja est le remplacement le plus courant, mais elle donne un profil plus sombre et plus sucré : il faut alors relever avec un peu de sel et une pointe d'acidité. Pour une version végétarienne, une sauce de soja claire additionnée d'un peu de jus d'algue ou de champignon séché réhydraté s'en rapproche davantage.
Le bo bun est-il un plat thaïlandais ?
Non, et c'est une confusion fréquente. Le bo bun est vietnamien : c'est un bol de vermicelles de riz froids garni de bœuf sauté à la citronnelle, de crudités, de nems émincés et de cacahuètes, arrosé d'une sauce nuoc-mâm sucrée-acide. Il se rapproche des salades tièdes de la cuisine thaïe par son équilibre de saveurs et ses herbes fraîches, ce qui explique qu'on le trouve souvent aux mêmes cartes, mais son origine et sa composition appartiennent bien au répertoire vietnamien.

Envie de passer au wok ?

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